Pour bien débuter mon blog, autant commencer par un chef d'oeuvre. The joshua tree en est un, incontestablement. Cloturant avec Rattle and Hum un an plus tard, les premières approches musicales de U2, le groupe nous montre son amour pour l'Amérique. Ca s'entend dans la musique, ça se voit dans les paroles, ça se sent dans l'ambiance de l'album.
Cet album ne pourrait pas être décrit " track par track ". C'est un tout, il s'écoute d'une traite. Un des seuls opus du groupe, avec peut-être Boy, où il n'y a aucun déchet. Avec du talent, de la maturité, et une meilleure production en plus.
Toutes les chansons méritent d'être citées, tellement elles se valent. Un album parfait de
bout en bout. Et ça commence très fort, avec trois bombes, qui font partie des trois plus gros tubes de U2. Et à juste titre. Where the streets have no name et With or without you sont sûrement deux des plus belles chansons jamais composées par le groupe. L'une avec son intro minimaliste et émouvante, et l'autre avec la voix chaude de Bono et la guitare Lumineuse de The Edge. Ces deux chansons, qui restent encore incontournable lors des concerts, prennent en sandwich un autre tube, qui respire l'ambiance américaine, et ça fait du bien . I still haven't found what i'm looking for, est sûrement la chanson la plus représentative de l'album et de ce " musical Journey ".
La guitare de The edge y est toujours présente. Ce ne sont pas des cavalcades à 200km/h à la Yngwie Malmsteen, des petites touches par-ci par-là, qui nous font planer. Et finalement c'est peut-être le principal chez un musicien.. Qu'il nous fasse rêver, c'est sûrement ça le talent..
On retrouve la magie de The Edge, et ce souffle Américain dans de nombreuses chansons, notamment In God's country, qui en même pas 3 minutes et deux accords à la guitare, nous fait voler au dessus des plus beaux paysages des Etats-Unis. Trip through your wires et son harmonica rappellant les pionniers du folk texan, ou le transcendant Exit qui nous enterre vivant sous le désert de la Vallée de la Mort sont de cet acabit là.
Mais attention, cet amour pour l'amérique n'empeche pas le groupe de se révolter contre la folie belliqueuse du gouvernement, ce qui donne la chanson la plus énergique de l'album,dû notamment au duo Larry-Adam qui nous offre un rythme lourd et pesant, Bullet the blue sky (qui, en passant, nous fait voir en live un des rares vrai solo de The edge). Enfin depuis le début de leur carrière, on sait que U2 est un groupe qui nous compose de ces mélodies sublimes qui vous hérisse le poil, c'est le cas du simple Running to Stand still, de l'entêtant Red Hill Mining Town ou encore du magnifique One tree Hill où Bono déploie toute son énergie pour nous faire part de la mort d'un de leur roadie Greg Carroll. Que dire de cette chanson à part qu'elle vous met la larme à l'oeil de part sa beauté. Ces larmes, on peut les retrouver aussi en écoutant le perturbant Mothers of the disappeared, qui commence un peu comme une musique de Vangelis, puis qui laisse place à la voix meurtrie et émouvante de Bono.
Voilà, j'ai réussi à caser toutes les chansons. Sans me forcer, car comme je le disais, elles se valent vraiment toutes. Ce voyage planant en amérique, avec la voix un peu Soul de Bono, une guitare magique et un duo rythmique exhaltant, nous prouve que nous avons ici, peut-être le plus grand album rock depuis 25 ans.
Mes coups de coeur : Tous
Mes Flops : Aucun



